Collecte, tri, recyclage : visite du centre Le Relais situé à Bruay-la-Buissière

14 septembre 2018

Le plus important des 32 centres de collecte et de tri du réseau Le Relais a ouvert ses portes aux équipes Retex.

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Un maillon clé du réseau Le Relais-Emmaüs, le site de Bruay-la-Buissière dans les Hauts-de-France est une des antennes historiques du leader français de la collecte de vêtements, chaussures et linge de maison.

En trente ans, Le Relais a mis en place une chaîne de valorisation unique intégrant toutes les possibilités de recyclage de textiles usagés. L’organisation solidaire et sociale assure 68% de la collecte textile en France.

Le site emploie 450 personnes et trie 50 tonnes par jour pour un total de 11000 tonnes par an. Cette oeuvre titanesque se fait par étapes pour reconstituer des lots pour chaque type de valorisation, qu’il s’agisse de réemploi (61 %), de recyclage en chiffon (10 %) ou en « matière première » (26 %), dont une partie sert à fabriquer l’isolant Métisse, ou de valorisation énergétique (3 %).

Des avancées et des challenges

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Si le taux de réemploi des pièces récoltées est élevé, les possibilités d’optimisation du processus de tri ne manquent pas. La collecte elle-même varie au cours de l’année avec une forte hausse de juin à septembre, moment où les Français prennent le temps de faire le tri dans leurs placards, et une période basse d’octobre à mars, selon Sébastien Lepillier, responsable du tri. L’arrivée de lots importants en été ne facilite pas la gestion des équipes. Un sujet sur lequel travaille Eco-TLC, organisme percevant les éco-contributions des metteurs en marché de textiles, linge de maison et chaussures (TLC).

Pour ce qui est du tri par matière, correspondant aux bacs dits ”TRO” pour tricot, l’obtention de lots à valeur ajoutée repose sur le travail d’ouvriers qualifiés. Sébastien Lepillier précise que plus de 50 % des pièces à trier sont de composition indéterminée, l’étiquette de composition étant parfois absente, d’autre fois illisible ou encore erronée. Les employés doivent donc pouvoir identifier au toucher la nature d’une pièce, ce qui exige une vraie expertise.

Un autre challenge est lié au nombre de vêtements en maille de composition mélangée. Pour qu’une pièce dirigée vers les bacs TRO puisse être recyclée, elle doit comporter une fibre largement majoritaire. Les seuils de tolérance sont de 75 % pour la laine et le coton et de 70 % pour une fibre synthétique unique. Avis aux designers cherchant à participer à l’économie circulaire.

Le tri matière est celui qui pourrait avoir le plus de potentiel pour le programme eurorégional Retex. Pour l’équipe présente lors de la visite du site de Bruay-la-Buissière, ces lots pourraient alimenter des filières de recyclage dans l’habillement, les non-tissés ou encore la plasturgie. 

http://www.lerelais.org/